Solidarité avec le peuple Grec !

7 05 2010

   

En Grèce comme en France avec les retraites, les marchés financiers veulent s’emparer des biens publics à fin de profits. La crise grecque actuelle est le dernier épisode en date de la crise financière mondiale.  Les spéculateurs n’attaquent plus une monnaie, ils attaquent un État, avant le prochain épisode, qui s’appellera Portugal, Irlande, Espagne. Et à quand le tour de la France ? A l’Assemblée nationale, seul le groupe communiste et parti de Gauche  a voté contre le plan européen. Jean-Pierre Brard en a présenté les raisons en faisant le lien avec les attaques du gouvernement français notamment sur les retraites.

C’est la crise d’un système à bout de souffle !

Sauver la Grèce, disent-ils? Non, sauver les créanciers de la Grèce sans qu’ils n’aient à contribuer au financement de leurs propres turpitudes. Leurs noms : Société générale, Crédit agricole, BNP, Deutsche Bank, Hypobank, Crédit suisse. Et il y en a dont on ne parle pas : ce sont les fabricants d’armes allemands et français, qui ont des créances très importantes.

Le gouvernement français et l’Europe ont laissé se développer un sentiment de panique, renforcé par l’utilisation d’un jargon incompréhensible du commun des mortels : des credits default swaps, aux ventes à découvert, en passant par le rôle des agences de notation, des montages financiers complexes aux défaillances structurelles de la zone euro, ils ont tenté encore une fois d’enfumer les esprits pour pouvoir expliquer que les gouvernements contrôlent la situation et qu’il suffit de leur faire confiance.

En fait, la complexité de la situation sert à occulter le fait que ces crises économiques ne sont pas si difficiles à comprendre lorsqu’on se demande qui en profite, et qui en paie la note.

Faire payer les peuples ?

En ce qui concerne la crise financière internationale, tout le monde a compris aujourd’hui que les pratiques spéculatives des banques et le système du casino financier mondial ont très largement contribué à précipiter les économies réelles dans la récession. Ceux qui s’étaient engraissés pendant des années en spéculant sur les dettes immobilières des particuliers – les fameuses subprimes – ont pu renouer très rapidement avec ces bénéfices, grâce à l’intervention de l’argent public.

Mais ceux qui n’étaient pas responsables de la crise, les peuples continuent aujourd’hui d’en payer la facture : pour notre seul pays, plus de 600 000 emplois ont été détruits, et le plan de relance – rendu nécessaire par l’irresponsabilité des banques, ou leur cupidité – est la cause principale d’un déficit record d’environ 150 milliards d’euros pour 2010.

Lors de la crise financière, la France n’a pas hésité à mettre sur la table près de 350 milliards d’euros pour sauver les banques de la faillite ; et au niveau européen, c’était 3 600 milliards d’euros!  Aujourd’hui, la France dit qu’il n’y a pas d’argent pour les retraites hors de la poche des salariés et les pays de l’Union européenne consentent à prêter la bagatelle de 30 milliards d’euros à 5% alors qu’ils ont emprunté cet argent à 2%. L’aide à la Grèce rapportera 160 millions d’euros à la France, environ 240 millions à l’Allemagne, et près de 700 millions d’euros à l’ensemble des pays prêteurs. De la solidarité, ça ? Non ! C’est de l’usure au petit pied !

Qui, à part les banques et les États, profitera du « plan d’aide » ?

Les Grecs certainement pas ! En imposant au peuple grec un plan d’austérité comme on n’en a jamais vu, en démantelant la fonction et les services publics, en détruisant le système de sécurité sociale et les retraites et en vidant le droit du travail de sa substance, les secteurs potentiellement lucratifs – la santé, l’éducation,  la culture  –  sont livrés aux appétits des grands groupes privés. Et c’est au même sort qu’on veut livrer les retraites . On comprend ainsi mieux la hâte de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement à conduire leur réforme des retraites en France. La réforme est dans les cartons, elle est ce que demandent les marchés. Le pouvoir veut leur livre l’un des piliers majeurs de notre modèle social.

Il y a des alternatives

Le peuple grec et la Grèce ont besoin de mesures inspirées d’une toute autre logique, favorisant les coopérations, l’emploi, le pouvoir d’achat et répondant aux besoins sociaux.

Pour toute l’Europe, il est plus nécessaire que jamais de combattre la stratégie de Lisbonne, le pacte de stabilité et les règles de la BCE. Il en va de même pour  toutes ces politiques européennes qui convergent dans leur volonté d’imposer aux peuples l’austérité et la régression au seul bénéfice des acteurs spéculatifs à la recherche des profits maximum.

Il est urgent de rassembler et de lutter pour de véritables politiques européennes de coopération budgétaire et fiscale au service d’objectifs sociaux, écologiques et pour le développement de l’emploi ; urgent d’imposer un contrôle strict et des taxations significatives des mouvements financiers ; urgent de mettre à contribution les revenus des acteurs financiers et des grands actionnaires dans le cadre de la création de pôles bancaires publics coopérant à l’échelle européenne ; urgent de transformer profondément la BCE pour qu’elle devienne un outil au service des États de l’Union et de leurs peuples.

Le monde du progrès se rassemble en France sur les retraites avec les syndicats, la gauche, les intellectuels et les citoyens. Il doit le faire en Europe aussi, pour résister et imposer d’autres logiques.

– Film à mettre absolument entre toutes les mains, pour comprendre clairement le système économique

 

QU’EST-CE QUE L’ARGENT ? – Film « L’argent-dette » de Paul Grignon (sept 2008 – 52 mn) : ICI

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Ma France,ce 16 Mars 2010 à Entraigues!

17 03 2010

  





« Les régions doivent se vendre au marché »

5 03 2010

 

 Wurtz Francis, Politis du 04 mars 2010
          POLITIS | En quoi l’Europe influe-t-elle sur les régions, leurs compétences et pouvoirs ?

Francis Wurtz | Les compétences des régions diffèrent d’un État à l’autre .Ceci étant rappelé, il y a entre les politiques européennes actuelles et les régions des liens directs et des liens indirects. Le fait que les services publics soient directement impactés par la politique européenne du fait de leur libéralisation conduit les collectivités territoriales à suppléer les opérateurs ; par exemple, pour conserver des bureaux de poste. Le fait de mettre les finances publiques sur le gril européen conduit l’État à réduire sa dotation aux collectivités territoriales et donc à rendre beaucoup plus difficile le finance ment de leurs dépenses, comme la construction et l’entretien des lycées, dévolus aux régions. Cela revient à faire supporter aux régions les politiques d’austérité que programment l’État et l’Europe. Les conséquences indirectes sont plus nombreuses encore. Le fait que, dans le cadre des politiques européennes, on mette les régions en concurrence pour attirer les entreprises et les capitaux conduit le gouvernement Sarkozy à supprimer la taxe professionnelle. Et à ne pas la remplacer complètement de façon pérenne sous prétexte qu’il faut soit supprimer tout impôt sur le capital, en l’occurrence la taxe professionnelle, soit trouver d’autres formes de cadeaux, soit cumuler plusieurs formes. L’impact sur les régions est indéniable. D’une façon générale, avec les plans d’austérité qui nous attendent au nom de la lutte contre les déficits publics, nous pouvons nous attendre à des retombées négatives sérieuses. D’ores et déjà, la France a fait valider par la Commission européenne son propre plan d’austérité pour les trois années à venir. Il comprend l’engagement de diminuer les dépenses publiques de 100milliards d’euros en l’espace de trois ans, c’est-à-dire 5% du PIB. C’est ce plan que Christine Lagarde a fait valider à Bruxelles. Forcément, cela se traduira par un transfert de charges sur les collectivités territoriales et/ou l’obligation pour ces dernières de diminuer leurs dépenses publiques. Car, au sens où l’entend l’Union européenne, le déficit public recouvre les déficits de l’État, des collectivités territoriales et de la Sécurité sociale. C’est l’ensemble qui est visé. Il y aura donc à la fois tentative de transfert et diminution des dépenses dites excessives des collectivités territoriales, comme Nicolas Sarkozy l’a déjà annoncé.

 Avec des recettes en baisse, les collectivités territoriales, dès lors qu’elles veulent continuer à assurer un service public et ne veulent pas augmenter leurs impôts, on telles une autre solution que le recours aux partenariats public-privé et à des délégations de service ?

Le problème est là. Il va y avoir asphyxie financière, marchandisation des services rendus à la population, diminution des pouvoirs démocratiques et des possibilités d’intervention. Dans la réforme territoriale, il est question d’abolir ce qu’on appelle la compétence générale des régions, c’est-à-dire la possibilité pour elles de s’occuper de questions qui ne relèvent pas strictement de leur ressort immédiat. Cela aura des conséquences sur le plan démocratique, sur le plan social et sur le plan du financement. À cet égard, cette réforme extrêmement dangereuse s’inscrit dans une politique menée au niveau européen.

 Comment est née cette idée, qui vient de l’Europe, dites vous, que les régions doivent être en concurrence pour attirer les capitaux économiques ?

 Le fondement des traités européens, en particulier depuis Maastricht et le traité constitutionnel, devenu traité de Lisbonne, c’est la soumission des sociétés, et même des États, aux exigences des marchés financiers. Dans cette optique, les régions ne doivent pas attendre quelque chose de l’État – attitude considérée comme du colbertisme et de l’étatisme dépassé -, elles doivent se vendre au marché, être plus malignes, plus généreuses, plus « modernes » que les concurrentes dans leur capacité à être attrayantes vis-à-vis des marchés. Ce mot « attrayante » figure même dans la jurisprudence de la Cour européenne de justice (CEJ), pour qui créer des conditions moins attrayantes pour le marché est contraire aux règles de concurrence et relève déjà du protectionnisme.

 

 Existe-t-il un arsenal coercitif ?

 La jurisprudence de la CJE interdit toute mesure, à quelque niveau que ce soit, qui serait pénalisante pour la libre circulation du capital, des marchandises ou des services, domaine sur lequel elle insiste beaucoup. Si vous prenez une mesure qui rend la prestation de service plus difficile ou moins attrayante que dans un autre pays de l’Union européenne, vous vous exposez aux foudres de la CEJ. Dans le Land de Basse-Saxe, une entreprise avait remporté un marché dans le bâtiment en sous-traitant ce marché à une entreprise polonaise, avec les conditions salariales que vous imaginez. Ce Land et les syndicats, ayant refusé que, pour un même chantier, les ouvriers de cette entreprise gagnent deux fois moins que le salaire minimum du bâtiment en vigueur dans ce Land, ont été condamnés par la CEJ : leur refus rendait leur région moins attrayante que d’autres pays, en l’occurrence la Pologne, pour le prestataire de service. Il s’agissait pourtant d’un salaire minimum contractuel négocié entre syndicats et patronat dans le Land et non d’une disposition législative du gouvernement de Basse-Saxe. Imaginons une région qui voudrait créer un service public régional de formation professionnelle… Il faut accepter l’ouverture à la concurrence de tous les services publics. C’est une règle du marché unique européen. Si vous limitez à une entreprise, en l’occurrence un service public, des marchés et que vous les fermez à d’autres, vous êtes en contravention avec les règles européennes

. Quel est le risque ?

Vous devez, dans les délais prescrits, accorder les mêmes conditions à l’autre entreprise qui se présentera et vous aura fait un procès. Sinon, vos pénalités financières sont considérables. À moins que vous n’acceptiez de vous battre pour changer les règles, ce qui suppose de chercher vite des alliés. Cela ne s’est pas fait jusqu’à présent, sauf pour le pacte de stabilité, quand les grands pays n’ont plus pu respecter les règles. Ce précédent montre qu’il est possible de changer les règles, mais c’est un bras de fer de très haut niveau.

Cette concurrence des régions induit-elle une concurrence des régions dans un même pays ?

Absolument. C’est le contraire de l’aménagement du territoire, et la destruction de la cohérence nationale. Toutes les régions de France ont un bureau à Bruxelles – certaines, une grande maison – et traitent directement avec Bruxelles. Elles font du lobbying pour essayer d’avoir un peu plus que la concurrente. Mais, parfois, il y a d’autres lobbyings entre plusieurs régions transfrontalières contre d’autres régions transfrontalières. C’est profondément malsain : ce que l’une obtient éventuellement est forcément obtenu au détriment des autres. C’est donc le contraire d’une logique de développement cohérent et coopératif.

 La réforme des collectivités territoriales s’inscrit-elle dans cette logique de concurrence ?

Tous les grands plans en gestation s’inscrivent dans cette logique. Avec la réforme territoriale, on va favoriser les grandes métropoles au détriment du reste. Dans l’université, pareillement, le plan Pécresse vise à favoriser les grands pôles ; dans l’industrie, on privilégie les pôles d’excellence, toujours au détriment du reste. Ensuite, ces pôles devront être concurrents et viser l’excellence européenne et l’excellence mondiale. C’est foncièrement inégal et discriminatoire. Et cela permet de faire passer au second plan les questions d’aménagement du territoire et les questions sociales.

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Grèce : C’est le peuple qui paie les pots cassés !

4 03 2010

 

Après avoir décidé le recul de l’âge de la retraite de 63 a 65 ans le gouvernement socialiste Grec, présidé par le premier ministre Georges Papandréou, par ailleurs président de l’internationale socialiste, vient de prendre des mesures d’austérité supplémentaires afin de générer 4,8 milliards d’économies  pour réduire le déficit public.

Alors qu’il avait promis avant les élections de prendre « Des décisions difficiles, non pas contre les salariés et les retraités, mais contre les grands intérêts » le voila, à la demande des banques, soutenus par le FMI et l’Union Européenne, en train de procéder à des coupes sombres dans les revenus et les retraites des salariés du secteur public et privés.

Ce même premier ministre qui vient de déclarer « Nous sommes en train de faire  un effort énorme pour regagner la crédibilité des marchés ».

On croit rêver !

Les Marchés (financiers) responsables  de la plus grande crise intervenue dans le monde depuis 1929 exigent des efforts de la part des gouvernements afin que ceux-ci regagnent leur confiance .Alors que ce sont les états avec l’argent public qui ont sauvé le système de la banqueroute totale.

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Hommage à Missak Manouchian.

22 02 2010

 

Le Samedi 20  Février 2010 à Marseille sur le Boulevard Charles Livon, Le Buste De Missak Manouchian à été Dévoilé dans un square qui porte son nom et aussi ceux de ses 22 camarades fusillés par les Nazis.

 Né en Turquie dans une famille arménienne, Missak Manouchian adhère en 1934 au Parti communiste Francais et s’engage pendant la guerre dans la résistance.

Affilié aux FTP-MOI (francs-tireurs et partisans – main d’oeuvre immigrée) le groupe multiplie les attentats à Paris. Arrêté le 16 février 1943, torturé, Missak Manouchian sera fusillé au mont Valérien le 21 février 1944 avec 22 membres de son groupe.Au moment du procès, une affiche dite « affiche rouge », est largement placardée, assimilant ces résistants à des terroristes. Manouchian est présenté comme « le chef de bande ».

Cette affiche sera  immortalisée par  Aragon , avec un poème intitulé « L’affiche rouge » que chantera Léo Férré

Beaucoup de monde à cette initiative organisé par la jeunesse arménienne de France. Des anciens combattants, des élus du PCF du PS Quelques UMP dont le premier adjoint de la ville de Marseille, des militants communistes, des arméniens de Marseille et d’autres départements comme ceux de Draguignan venus déposer une gerbe. Des enfants tiennent à bout de bras des photos inédites de l’exécution au Mont valérien remises solennellement par Serge Klarsfeld. Les anciens combattants tiennent avec fierté leurs drapeaux.

Il fait très froid, le mistral nous glace les os, sur ce square qui surplombe le vieux et le nouveau port,le bassins de la Joliette. Au bord de mer juste avant le fort saint Nicolas se trouve L’UNM (Union Nautique Marseillaise) une des plus anciennes sociétés Nautique de Marseille, et aussi le Rowing Club un célèbre club d’avirons. Tout contre le fort, une maison lacustre, propriété du président de la COMEX , la célèbre société  d’activités sous marine, situé en lieu et place du chantier Naval st Nicolas, appartenant au feu groupe Terrin, la SPAT, au sein duquel j’ai exercé pendant prés de dix années le métier de charpentier de marine. C’était notre base, on travaillait tantôt sur des chalutiers, des yachts, tantôt on prenait nos outils et on partait sur les cargos, les pétroliers, pas encore beaucoup de bateaux de croisières, si ! Un, le Mermoz. Lire le reste de cette entrée »





Décryptage et principales critiques de la réforme des territoires

16 02 2010

          

par Nicolas LIEBAULT, chargé de mission à l’ANECR – La réforme territoriale voulue par le gouvernement est scindée en cinq projets de loi….          

Philosophie générale de la réforme         

La philosophie même de la réforme est de poursuivre la libéralisation de l’économie en privatisant des services aujourd’hui mis en œuvre par les collectivités. En limitant aux communes la clause de compétence générale, en réduisant le nombre d’élus, en regroupant de force les collectivités, en réunissant les conditions de la suppression des départements, le gouvernement n’a qu’un seul but : baisser la dépense publique en réduisant l’intervention publique pour ouvrir des marchés nouveaux aux entreprises et augmenter leurs profits.         

En cela, le gouvernement ne fait qu’entreprendre au niveau local que ce qu’il opère déjà pour des services publics nationaux tels que La Poste, l’hôpital public ou l’Education nationale. La réforme territoriale en cours est en effet un volet de la réforme de l’Etat, avec la mise en oeuvre de la Révision générale des politiques publique (RGPP) à tous les échelons de l’administration centrale et déconcentrée. Elle constitue une rupture avec les rôle et place de l’Etat et des collectivités dans notre République.         

Les collectivités qui subsisteront n’auront qu’une seule et même fonction : la valorisation du capital. Pour y parvenir, la concurrence entre les territoires deviendra selon le gouvernement le « moteur du développement local », alors que le pouvoir de décision s’éloignera toujours plus des citoyens. Afin d’imposer cette politique aux collectivités, le texte met en œuvre une forte « re-centralisation » de la décision. Territoire d’expérimentation, le « Grand Paris », si le projet de loi spécifique le concernant est adopté, verra ainsi l’Etat supplanter les collectivités dans de nombreux domaines.         

La réforme de la fiscalité locale va dans le même sens. Elle vise à baisser la contribution locale des entreprises alors même que celles-ci sont bénéficiaires de nombreux équipements publics mis en place par les collectivités (routes, zones industrielles, etc…). En supprimant la taxe professionnelle pour la remplacer par des compensations aléatoires, marquant une diminution notable des recettes, l’Etat va obliger les collectivités à reporter la charge des dépenses sur des ménages pourtant déjà fragilisés par la crise capitaliste. En opérant cette réforme dès le Projet de loi de finances pour 2010, le gouvernement ne fait qu’enclencher la réforme territoriale elle-même.         


      

Je vais maintenant détailler le contenu de la réforme territoriale en cours et les principales critiques qui peuvent lui être adressées. Je mettrai en avant six caractéristiques de cette réforme :         

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HÔTEL DIEU:Le bail passe à zéro euro pour le groupe financier AXA!

14 12 2009

Le conseil Municipal de Marseille de  ce lundi 14 décembre 2009 restera dans les annales comme le jour ou Le maire de Marseille et sa courte majorité  a cédé gratuitement l’Hôtel dieu au groupe AXA pour une durée de 99 ans.

 J’ai eu à maintes reprises l’occasion de dire le cadeaux que représentait la somme de deux millions d’euro(1600 euros par mois, 55 centimes le m2) pour la location de l’Hôtel Dieu au groupe AXA afin de réaliser dans ce bâtiment historique cher aux marseillais ,un palace de cinq étoiles .

 Crise oblige,de qui se moque t’on?, le géant financier Mondial a demandé et obtenu de payer cette somme  en plusieurs fois, « Peuchére ».

 Mais le scandale est maintenant complet, si l’on peut dire ; après avoir pris à son compte, ou plutôt au compte des contribuables, les frais des fouilles archéologiques, la droite Marseillaise vient de décider de prendre à sa charge (à notre charge) 45% des travaux  annexes : Charpentes et couvertures = 520 147 euros, façades et menuiseries extérieures =1 738 661 euros, et aussi puisqu’on y est l’éclairage extérieur = 235 038 euros.

Total 2,5 Millions d’euros.

 Vous avez fait le calcul ? La ville paie plus qu’elle ne reçoit dans cette opération immobilière

 Il parait qu’un nouvel hôtel va être  construit, cette fois ,sur les terrains du parc Chanôt !

 Ici  UMP, rime bien avec Union Marseillaise des Promoteurs.