BUTLER CAPITAL PARTNERS DE RETOUR SUR LE PORT DE MARSEILLE ?

30 11 2009

L’édition du 27 novembre du Journal « Le Marin » nous apprend que les fonds d’investissement Américain Apollo Management et Français Butler Capital Partners seraient sur les rangs pour injecter 300 à 400 millions de dollars  dans la compagnie CMA-CGM propriété de Jacques Saadé .

 

La crise mondiale du capitalisme a  pour conséquences, la forte diminution des trafics.

La CMA CGM  en subit les contres coups, notamment en se retrouvant avec des commandes de navires dans les chantiers coréens dont elle ne saurait que faire et qui met la compagnie Mondiale dont le siège social est à Marseille en grande difficultés financières.

Apollo est connu pour avoir pris la moitié du capital de l’Armateur de croisière américain Norwegian Cruise Line  en 2008, soit un milliard de dollars (663 millions d’Euros).

Butler, crée par l’homme d’affaire franco américain Walter Butler est déjà connu sur le port de Marseille , il à participé à la privatisation de la SNCM en prenant 38% du capital en 2006.

Cette participation à depuis été revendue à Véolia avec une plus value de 62 millions d’euros. Ce qu’avaient dénoncé à juste titre les syndicats de la SNCM, alors que l’ex entreprise nationale était toujours en difficultés.  

Outre les investisseurs cités il semblerait que d’autre fonds d’investissements soient intéressé au renflouement de la CMA CGM il s’agirait de la banque d’affaire américaine Goldman Sachs  de Louis Dreyfus Armateur et du groupe Louis Dreyfus et de Bolloré le grand amis de notre président de la république.

 

Qui se souvient qu’avant de devenir la propriété de Jacques Saadé pour une somme symbolique La CGM était un fleuron de la flotte Nationale Française ?





PETITION : “Le centre-ville de Marseille est pour tous !”

20 11 2009

NOUS, habitants et usagers du centre-ville de Marseille, contribuables de la ville de Marseille et observateurs attentifs du devenir de Marseille, Constatons qu’après 15 ans de réhabilitation, les personnes ou les familles les plus démunies de ces quartiers ont été et restent les principales victimes :

• des errements des pouvoirs publics en matière de rénovation urbaine,

• du creusement des inégalités dans le maintien et l’accès au logement social au centre-ville de Marseille,

• du gaspillage de l’argent public au détriment des rénovations immobilières durables,

• de la déshérence du fonctionnement urbain dans le centre ville.

Malgré de nombreuses alertes lancées en direction des pouvoirs publics sous forme d’interpellations, de poursuites judiciaires et de mobilisations citoyennes, nous ne saurions rester complices, par notre silence, du sort réservé :

• aux 500 personnes au moins, le plus souvent âgées et « usées », qui après avoir été la proie de « marchands de sommeil » ont été évincées de leurs logements dans des hôtels meublés par suite de la mise en place des procédures de restauration immobilière,

• aux 274 ménages qui ont fait l’objet de relogements par l’entremise de Marseille Aménagement pour des coûts exorbitants, alors que certains d’entre eux vivent encore dans des conditions indignes,

• aux 4 000 contribuables du 1er arrt qui ont été pénalisés par l’administration fiscale par la rétention de leur déclarations de revenu 2004, au mépris de leur droit et d’une délibération de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations…

Nous ne saurions taire ceci :

• les 400 logements de la rue de la République qui ont été vidés de leurs habitants depuis 5 ans, qui ne font l’objet d’aucuns travaux de restauration immobilière et qui sont gardés « sous le coude » par leur nouveau propriétaire, dans l’attente de meilleures conditions de spéculation financière,

• les 100 immeubles du quartier de Noailles, objet d’une Déclaration d’Utilité Publique datant de 2001, visant à leur restauration et qui, 8 ans plus tard, n’ont toujours pas fait, l’objet des travaux nécessaires,

• l’immeuble du 6 rue de la Fare, légué à la Ville sous la condition d’une utilisation publique, qui est inoccupé depuis 2002 sans qu’une décision formelle de la municipalité n’ait été prise à son égard,

• l’immeuble du 13 rue Châteauredon, évacué en urgence le 10 juillet 2009, suite à un arrêté municipal de « péril et danger immédiat » alors qu’il avait fait l’objet de travaux financés dans le cadre du PRI !

• les 3 immeubles du quartier Belsunce/Thubaneau dont les propriétaires, après avoir bénéficié largement de la défiscalisation et des subventions publiques de l’Etat, de la Région et de la Ville, veulent évincer leurs locataires pour revendre vide leur propriété alors que la Ville s’est engagée à préempter ces immeubles,

• les premiers immeubles réhabilités dans le Panier et rue Thubaneau, qui nécessitent à nouveau des restaurations parfois lourdes, soit à cause des malfaçons non contrôlées lors des travaux, soit par suite d’une gestion immobilière aléatoire,

• les taudis, l’habitat insalubre, les logements indécents, qui sont toujours là : à Noailles, par exemple rue d’Aubagne, rue du Musée, rue Pollak, Marché des Capucins, rue de l’Arc, rue Châteauredon, rue de la Palud, rue Vacon…

• les marchands de sommeil, qui non seulement, n’ont pas disparu, mais se livrent encore à des actes répréhensibles sans toujours recevoir la sanction qu’ils mériteraient : le dispositif mis en place par le Centre Communal d’Action Sociale permet à certains d’entre eux, dont les immeubles sont concernés par des arrêtés de péril, de ne supporter qu’une part minime du coût du relogement temporaire de leurs locataires et ce, en violation des textes en vigueur,

• Une partie infime des locataires relogés suite à des arrêtés de péril réintègrent leurs logements rénovés…

Nous n’ignorons pas que le centre ville de Marseille est un enjeu fort pour « Marseille, capitale européenne de la culture 2013 ». De même que nous avons toujours revendiqué la réhabilitation, nous insistons pour qu’elle se poursuive avec ses habitants, en prenant en compte tous les aspects qui les concernent y compris celui du logement !

C’est pourquoi nous disons aux représentants de la Ville de Marseille d’abord, à ceux de la Communauté Urbaine et d’Euroméditerranée, mais aussi aux représentants de l’Etat, du Conseil Régional et du Conseil Général :

• Halte à toutes les formes de gaspillage dans la réhabilitation du centre-ville de Marseille !

• Halte aux injustices !

• Halte à l’abandon des quartiers et des immeubles concernés par la réhabilitation !

• Halte au mépris de leurs habitants !

Et nous demandons avec insistance :

• Que les leçons soient tirées du passé et servent, par une exploitation transparente des bilans financiers, sociaux et patrimoniaux, à des évaluations sérieuses qui puissent sous-tendre le recours à des opérateurs et des investisseurs pour en maîtriser au maximum les conséquences,

• Que soit mis en place un projet pour le centre-ville qui concerne aussi ses habitants, locataires et petits propriétaires : logements à loyers accessibles, cadre de vie avec jardins et espaces verts, équipements sociaux et services publics pour les familles (crèches écoles, moyens de transports, lieux culturels, etc

Pour signer cette pétition connectez vous sur le site d’un centre ville pour tous





La privatisation de la Poste, non merci !

29 09 2009

la poste 

Les opération de vote ont débuté hier, dans quatre mairies de secteur,  avec la contribution des maires. (Photo MIGUE MARIOTTI)
Les opération de vote ont débuté hier, dans quatre mairies de secteur, avec la contribution des maires. (Photo MIGUE MARIOTTI)

Consultation. Les grévistes du Vieux-Port, de la rue de Rome et de Colbert, ont tenu hier matin, le bureau de vote de la rue Henri-Barbusse sur l’avenir du service public postal.

 

Une boîte en carton savamment scotchée pour n’être pas ouvrable en guise d’urne, une bonne cinquantaine de postiers des bureaux Vieux Port, Rue de Rome, et Colbert, en grève depuis mardi dernier. On enregistrait hier, en fin de matinée, une animation inaccoutumée en cette rue Henri-Barbusse, qui constitue souvent le point de départ des cortèges revendicatifs des agents de la Poste.
    En fait, il y avait là, l’un des nombreux lieux de Marseille où les usagers sont sollicités pour émettre, par un vote, leur avis sur le projet gouvernemental de changement de statut de La Poste. Un changement de statut destiné, selon les organisateurs de la consultation nationale, à préparer la privatisation.
    De cette privatisation, ce monsieur aux cheveux plus sel que poivre, n’en veut surtout pas. « Votre papier (entendre le bulletin de vote) me demande si je suis d’accord avec le projet. Pas le moins du monde, affirme-t-il, pour moi, la question ne se pose même pas. » Les militants l’ont quand même persuadé que son opposition, il serait bien qu’il l’exprime en votant. Ce qui sera chose faite.

Exiger un vrai référendum
    Pour la dame qui suit, la décision est prise. Juste une question préalable. « J’ai entendu ce matin à la radio que votre truc n’avait aucune valeur juridique. C’est dommage ! ». Il lui a été répondu, que l’opération avait pour but de « susciter une expression de l’opinion publique suffisamment  forte pour que le gouvernement- organise précisément un référendum ». Et l’électrice de promettre qu’elle essaierait de convaincre son mari, son fils et sa belle-fille de voter. Surtout qu’il y a des bureaux un peu partout. Affirmation confirmée par une liste de points de vote, avec les horaires d’ouverture.
    Pour la suite, il y a bien celle ou celui qui passe en faisant semblant de ne pas avoir compris qu’on le (la) sollicitait, mais plus généralement, pour ne pas dire quasi unanimement, les usagers se dirigent vers la liste d’émargement sur laquelle il (elle) note ses nom, prénoms, et adresse avant de déposer son bulletin dans l’urne. Un bulletin coché au vu de tous. Pas besoin d’un sondage sorti des urnes. Une chose est sûre, la privatisation ne fait pas recette.
    Comme s’il s’agissait de conjurer d’autres actes annonciateurs de la privatisation, ce bureau de vote improvisé était tenu par des grévistes. Engagés depuis mardi dans un mouvement contre des réductions d’effectifs accompagnés de réduction des plages horaires d’ouverture des guichets au public. Raison de plus pour refuser l’ouverture au privé.

http://www.appelpourlaposte.fr/IMG/pdf/POINTS_DE_VOTE_BOUCHES_DU_RHONE.pdf

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Le MNLE dit non à la taxe carbone et oui à un nouveau développement

11 09 2009

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La taxe carbone a pour ambition de restreindre la consommation d’énergie en augmentant les prix. De manière générale, la règle du pollueur-payeur contraint le consommateur qui en définitive paye la facture. Tant pis pour ceux qui n’arriveront pas à modifier leur comportement.

Certes on peut objecter que le verdissement de l’économie mis en chantier dans le Grenelle de l’environnement vise à offrir une palette de produits allégés en énergies fossiles. Mais c’est faire fi des inégalités sociales, des limites des actions individuelles. Ce processus est fondamentalement assis sur une culpabilisation de l’individu, sur les vertus du consommateur dans une concurrence libre et non faussée. Il tourne le dos à l’intelligence humaine et à l’action politique.

Les associations écologistes participant au Grenelle ont voulu cette taxe carbone. Certaines sont aujourd’hui plus conscientes du piège qui se referme et avancent la nécessité de l’introduire dans un cadre de justice sociale, grande absente du Grenelle. L’institution d’une taxe carbone est en effet une menace sérieuse d’aggravation des inégalités dans la répartition des richesses.

Opposé à la taxe carbone, le MNLE ne rejette pas pour autant le travail des ateliers du Grenelle. Les analyses, les échanges de point de vue ont été utiles voire fertiles en propositions. Les projets de lois n’en sont qu’un reflet affadi et renvoient trop souvent à des textes d’application qui ouvrent la voie aux pressions des lobbies. Mais l’intensité du travail du Grenelle ne doit pas faire perdre de vue qu’il s’agit de poursuivre les mêmes objectifs par d’autres chemins. Déjà, certains flairent la bonne affaire dans la défense de l’environnement et la protection du climat.

Le MNLE souhaite que s’élargisse la coopération des forces politiques, syndicales et associatives pour la mise en œuvre d’un nouveau développement qui se fixe comme objectif de répondre aux besoins d’une population mondiale plus nombreuse en maîtrisant l’impact de la consommation sur les milieux naturels, la biodiversité et la santé. La construction d’un tel développement fait appel à l’intelligence, à la raison, aux coopérations à tous les niveaux, à la création immédiate de compétences industrielles, à la maîtrise de moyens technologiques performants pour optimiser l’utilisation des ressources et soulager les peines des travailleurs.

Nous n’avons pas cette culture et tout ou presque doit être inventé. Une belle aventure à construire pour le 21ième siècle





Communiqué du MNLE 13

17 08 2009

crau fuite du gazoducA propos de la fuite de l’oléoduc de la Société du
pipeline sud-européen et le désastre écologique causé dans la réserve naturelle des Coussouls de Crau.

Le MNLE soumet au débat en cours trois réflexions à partir de ses orientations .
.La clarté doit être faite sur les raisons de l’accident, et sur le coupable délai de
réactivité du système d’alarme mis en place.
Dans cet esprit un diagnostic technique des pipelines de la SPSE, ainsi qu’une
évaluation des dispositifs de maintenance, de contrôles techniques divers sur les
canalisations, l’ensemble industriel, et leur environnement s’imposent.
Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Tarascon, la longue quête
de l’accès au dossier et des informations à rendre publiques se présente devant
nous.
Le MNLE revendique une information complète et accessible pour que les
responsabilités engagées soient clairement établies et pour permettre aux
institutions, aux salariés, aux collectivités, aux associations et aux populations
de trouver les moyens d’interventions techniques, financiers et humains à la
hauteur des exigences de la situation.
Cet accident sensibilise d’autant plus qu’il s’est produit sur une réserve naturelle
provoquant des dégâts irréversibles, et dont les solutions techniques d’évacuation
des déchets peuvent d’avantage accentuer les nuisances.
Cependant une vision trop essentiellement naturaliste et de courte vue qui
conduirait comme le réclame certains à contourner le problème en demandant de
déporter ailleurs les pipelines n’apparaît pas comme une solution responsable.
Cela reviendrait à considérer qu’avec le marché carbone, qui instaure de fait pour
les entreprises un droit à polluer, on pourrait par extension désigner maintenant les
zones à polluer !
.La dimension économique et sociale sous-tendue au problème ne peut être
évacuée du débat écologique et de la sortie du problème.
Les excuses publiques et les promesses de réparation de l’exploitant du pipeline
ne peuvent masquer les décennies de sous investissement dans le domaine de la
prévention des risques industriels par ces sociétés.
Les problèmes des risques technologiques, sanitaires et écologiques encourues
sur les sites industriels eux-mêmes, dans les transports, le stationnement et les
canalisations de matières dangereuses dans les sites naturels ou urbains,
demeurent encore malgré quelques avancées, des zones d’ombres qui échappent
à toute maîtrise publique.
Il faut donc donner aux salariés , aux organismes publics de surveillance et de
contrôle techniques et sanitaires, aux populations, aux collectivités des droits
renforcés pour pouvoir agir sur ces questions qui les concerne.
Parmi les leviers d’intervention, un renforcement de la législation en vigueur
portant sur l’ autorisation de ce genre d’ouvrage (études de danger, dossiers
d’enquêtes publiques etc..) comme sur le suivi et le contrôle s’avère nécessaire.
Le Mouvement propose que soit prélever une taxe sur les bénéfices des
sociétés productrices , de transport, de raffinement du pétrole afin
d’alimenter un fonds permettant une véritable politique de prévention des
risques dans la construction et la maintenance des installations, dégageant
des moyens humains de contrôle techniques des plateformes jusqu’à la
circulation et distribution des produits dangereux ; Il demande que la
gestion de ces fonds s’établissent suivant un modèle de gestion publique.
Il verse ainsi sa contribution à la demande des associations citoyennes et de
protection de l’environnement locales auxquelles il s’associe pleinement pour
exiger de l’Etat
- la publication d’un diagnostic sur les pipelines existants et les facteurs à
risque
- une remise en état-restauration/ réhabilitation exemplaire de la zone impactée
aux frais du pétrolier.
Les usagers et les contribuables sont suffisamment mis à contribution et n’ont
pas à subir de double peine : celle des politiques industrielles entièrement
tournées vers la recherche de profits financiers combinées aux imprévoyances et
manque de moyens des autorités publiques face aux risques écologiques et
sanitaires des populations et celle du pollué payeur !
. La réserve de COSSOULS est une réserve naturelle et l’on voit bien là toutes
les limites d’une gestion du patrimoine paysager, naturaliste et culturel si les politiques industrielles pour l’exemple mais aussi urbaines, périurbaines,
agricoles parfois, ne sont pas compatibles avec les objectifs de protection que
réserves et parcs mettent en place.
Puisqu’il est annoncé par la Ministre d’Etat un plan de modernisation des
pipelines le débat est donc ouvert sur la durabilité des installations dont la
conception et la fabrication doit tenir compte des impacts sur les milieux
sur lesquels elles agissent.
Dans ce débat, l’idée a été avancée d’oléoducs à double parois, à l’image des
pétroliers à double coque imposé par l’action aux pétroliers.
Pourquoi pas ? La solution technique sera à trouver entre experts, usagers,
administrations, ce que nous aimons à retenir de la suggestion à ce jour c’est le
symbole d’une protection imposée à l’utilisateur par l’action syndicale et
citoyenne conjuguée à celles des élus.





Contre le processus de privatisation de La Poste, pour un service public de qualité !

1 08 2009

La Direction de La Poste et le Gouvernement ont décidé d’ouvrir le capital de La Poste et de transformer l’Etablissement Public en Société Anonyme (S.A.), ouvrant la voie à la privatisation totale. La Poste est un des principaux services publics de proximité. C’est surtout un service ouvert à tous, qui garantit l’égalité d’accès et de tarification sur tout le territoire national et qui joue un rôle de lien social irremplaçable pour nos concitoyens, notamment les plus fragiles et les plus isolés.

Le changement de statut et l’ouverture du capital de La Poste soumettraient la gestion de l’entreprise aux seules exigences de ses actionnaires, au détriment des missions de service public. Cela conduirait à l’abandon des activités jugées peu rentables, avec des conséquences graves pour la population et pour l’aménagement du territoire.

Les élus communistes et républicains ne sont pas dupes des promesses réservant le capital aux seuls acteurs publics. Le changement de statut entraînera inéluctablement l’ouverture du capital à des acteurs privés et, de fait, une privatisation à court terme.

C’est pourquoi ils demandent que le projet de changement de statut et d’ouverture du capital de La Poste soit abandonné. Ils exigent au contraire que des moyens nouveaux soient accordés à l’établissement.

Un financement pérenne doit ainsi être assuré afin que la qualité du service public soit restaurée puis améliorée. Le service public postal s’est en effet fortement dégradé ces dernières années du fait des décisions des instances dirigeantes de l’établissement. Les députés communistes, républicains et du Parti de Gauche ont à cet égard demandé le mois dernier la création d’une commission d’enquête sur la politique de présence territoriale de La Poste.

Partie prenante du « Comité National contre la privatisation de La Poste », l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains soutient l’initiative de Consultation citoyenne le 3 octobre 2009 « contre la privatisation de la Poste, pour un débat public, pour un référendum sur le service public postal ».

Nous appelons tous les élu-es, les salarié-e-s, les usagers à participer massivement et à faire reculer le gouvernement. Les élus communistes et républicains mettront en particulier tout en œuvre pour que cette consultation puisse notamment se tenir dans les collectivités où ils siègent.

Le gouvernement a décidé de changer le statut de la Poste

sans demander leur avis aux citoyens.

Usagers, salarié-e-s, élu-es locaux,

nous avons notre mot à dire !

Montreuil, le 29 juillet 2009





Pêche:Ils ont fait un rêve, il est porteur d’avenir!

9 07 2009

Giens, VarPêcheurs  de Marseille

En réponse au Livre Vert sur la pêche de l’Union Européenne : l’Antenne Méditerranée du Collectif Pêche et Développement et L’encre de mer(Revue et site internet à l’initiative d’organisations professionnelles de pêcheurs artisans) proposent une réflexion collective à partir d’une vision de la pêche en 2020.

 

Le journal” le Marin” vient de publier ce texte dans sa rubrique “TRIBUNE”

Pour ma part ce texte me pose question sur l’aquaculture. Pourquoi opposer et ne pas concevoir dans ce domaine aussi, une aquaculture biologique et respectueuse de l’environnement ?

Pour le reste  ce texte est un plaidoyer pour une gestion vraiment durable à partir de la pêche artisanale, une démarche qui s’inscrit, à mon avis ,dans le dépassement du système économique actuel et qui promeut   la coopération face à l’individualisme et la concurrence.

C’est, comme le disent les auteurs de ce texte “Un nouvel axe pour l’homme en sa planète, qui se veut porteur d’avenir.

Le débat est ouvert !

 

Les interactions environnementales sous l’angle de la biodiversité et du plancton…

Cela fait bientôt 10 ans que l’on a cessé de raisonner par « stock » de poissons pour aborder pleinement les interactions environnementales à l’échelle planétaire :
 La chaîne alimentaire de nos océans et de nos mers est appréhendée à partir de l’observation régulière du planton et de sa diversité, particulièrement aux abords des côtes. De l’état du plancton dépend le recrutement des poissons fourrages qui à leur tour nourrissent les poissons qui composent nos menus.
 La biodiversité fondée sur la diversité de la faune et de la flore fait la richesse de nos territoires maritimes. L’accent est mis sur l’observation de cette diversité et sur la compréhension des écosystèmes marins et littoraux. Les pêcheurs artisans et les conchyliculteurs, de par leurs connaissances et leur présence régulière sur l’eau, nourrissent au quotidien ce suivi effectué par les scientifiques.

… qui conduisent à une vision planétaire de la ressource et à une attention particulière à la gestion littorale

L’on a compris que la ressource marine présente au large, qui était le plus souvent exploitée par la pêche industrielle, dépendait de l’état de nos rivages, souvent entretenus par les pêcheurs artisans, et que par conséquent l’ancien clivage « sectoriel » ne reposait pas sur des stocks indépendants. L’on a compris également l’intérêt stratégique à réduire la pollution venant de la terre, voire de l’air pour des zones à forte pollution atmosphérique, puisque celle-ci appauvrit la diversité planctonique et par suite nos sources futures d’approvisionnement halieutique. Une grande vigilance est donc apportée aux rejets et écoulements des bassins versants, aux rejets atmosphériques qui, par le jeu des vagues, se retrouvent dans nos eaux, à l’impact des différentes activités maritimes dont le transport, les extractions… Les milieux lagunaires et littoraux, source d’une richesse extrême, font l’objet d’une attention soutenue. Compte tenu de l’engouement pour la pêche de loisirs et la chasse sous-marine, ces activités sont strictement limitées (plafonnement des captures par pêcheur, restriction des engins utilisés, interdiction de moyen de relevage mécanique pour la pêche de loisirs…). Tout le monde est surpris de la productivité naturelle des zones côtières depuis qu’elles sont restaurées et bien gérées.

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La rade de Marseille ne s’arrête pas à l’Estaque!

27 06 2009

rade-de-marseille-4-300marseille_satelliteCe lundi 29 Juin 2009 le conseil Municipal de Marseille va devoir se prononcer sur le plan de gestion de la rade de Marseille.

Ce rapport à comme objet l’approbation du diagnostic et du plan d’actions du plan de gestion de la rade de Marseille, et de leur envoi aux partenaires de la démarche pour prise en considération de cet avis.

Approbation du lancement d’une large consultation publique.

Approbation de la contractualisation de l’engagement des différents acteurs et partenaires du plan de gestion de la rade de Marseille au travers de la signature d’une « charte d’engagement »

 En tant que rapporteur de ce rapport au conseil d’arrondissement du 2 eme et 3 eme arrondissement, j’ai demandé au nom de la majorité de secteur, d’émettre un avis favorable. Car qui peut être en désaccord avec de tels principes, alors que nous sommes en plein Grenelle de la Mer, que le conseil consultatif régional de la Mer auquel je participe, planche depuis des mois sur la gestion intégré des zones côtières.

Au moment aussi où nos concitoyens, aux travers  de la récente consultation électorale ont exprimé leurs craintes de voir la planète se dégrader plus encore avec l’angoisse de se dire ; quel monde allons nous laisser aux générations futures ?

 Pourtant ce rapport m’interroge.

Pourquoi  cette démarche en solo ? Un peu à la va vite.

Ce ( PGRM,) Plan de gestion de la rade de Marseille est en gestation depuis novembre 2006 il est depuis le début le fruit d’une collaboration entre les services de là Ville et ceux de la communauté urbaine.

Il est soutenu financièrement par la délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétition des territoires, par l’agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse, par le conseil Régional Provence Alpes cote d’Azur et aussi  par la communauté Urbaine Marseille Provence Métropole.

Et ce projet est soutenu techniquement par le secrétariat général à l’aménagement Régional, La direction régionale de l’environnement (DIREN) et par le Conseil Général des Bouches du Rhône.

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Pour la création d’une commission d’enquête sur la politique de la présence territoriale de la Poste

22 06 2009

Postiers en lutte 

André Chassaigne et des députés du groupe communistes se sont fait l’écho à travers une proposition de résolution sur la présence postale dans les territoires, de la vive inquiétude parmi les usagers et les élus locaux quant à l’évolution des activités du groupe La Poste.

Presque vingt ans après la transformation des PTT en deux établissements publics (loi Quilès de 1990) et dix ans après l’ouverture du capital de France Telecom (1997) et alors que la directive de 2008 prévoit une ouverture totale en 2011, Monsieur Bailly, président de La Poste, a annoncé, dès l’été 2008, la transformation de l’établissement public en société anonyme. Ce changement de statut a été confirmé par le gouvernement. Il signifierait une ouverture du capital à hauteur de 3 milliards d’euros dès 2010.

L’étape finale d’une libéralisation progressive.

Cette annonce s’inscrit dans le processus d’une ouverture à la concurrence, définie dans l’article 129 b du traité de Maastricht. Le premier acte de cette libéralisation fut la directive de 1997, limitant le monopole aux envois inférieurs à 350 grammes. En 2002, une nouvelle directive a planifié l’abaissement de ce seuil à 100 grammes pour 2003, puis à 50 grammes pour 2006. L’ouverture totale à la concurrence serait pour 2011. Le seul filet de sécurité offert par l’union européenne est le « service postal universel », défini par la directive de 1997 mais dont les garanties sont en net retrait par rapport au service public en France. En effet, la définition de ce service postal universel reste particulièrement floue puisqu’elle se limite à « offrir des services postaux de qualité, de manière permanente, en tout point du territoire et à des prix abordables ».

Le changement de statut programmé est une conséquence directe de cette évolution. Il est présenté comme étant inévitable afin d’assurer le développement de La Poste dans l’environnement concurrentiel d’un secteur d’activité totalement libéralisé au 1er janvier 2011. Le discours se veut rassurant, au prétexte d’une présence majoritaire de l’État dans le capital. Mais des arguments identiques ont accompagné les précédentes ouvertures de capital de grandes entreprises publiques : un tel changement de statut est d’expérience l’antichambre de la privatisation.

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, la Station sanitaire du port de Marseille, est menacée de démolition.

10 06 2009

station-fernand-pouillonIl à fallut des années d’actions, de pétitions, pour sauver les anciens sillos situé sur le port, prés de la Joliette, de la destruction.

Aujourd’hui ce bâtiment de grande valeur architecturale va abriter une salle de spectacle et des bureaux.

Un nouveau bâtiment de notre patrimoine architectural et portuaire est menacé de destruction.

 Je vous invite à signer et à faire signer la pétition pour sauver la station sanitaire du port de Marseille.

 

A l’attention de Madame la Ministre de la Culture

Une œuvre de l’architecte Fernand Pouillon, la Station sanitaire du port de Marseille, est menacée de démolition. Cette menace qui porte sur un édifice situé stratégiquement dans le site d’Euroméditerranée n’est pas nouvelle. Des projets de démolition ont alterné avec des hypothèses de reconversion restées infructueuses, et, depuis dix ans, le bâtiment appartenant aux Domaines s’est dégradé par manque d’entretien. Les institutions de conservation du patrimoine ont déploré cette situation et ont réussi jusqu’à présent à contenir les volontés de destruction le concernant, mais sa disparition est aujourd’hui programmée et elle vient d’être annoncée. La valeur patrimoniale de l’édifice est pourtant reconnue. Il est labellisé Patrimoine du XXe siècle et a bénéficié ces dernières années de plusieurs publications dans des ouvrages et des revues, et aussi dans le dossier « Patrimoine portuaire » de la très « officielle » revue Monumental (Monum – Editions du Patrimoine, annuel 2003). Les arguments pour le créditer d’une réelle et forte valeur patrimoniale et plaider pour sa conservation ne manquent pas. Nous en citerons trois :

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